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Automatiser ses petites tâches avec Make sans être développeur

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Illustration principale. Photo de Stephen Dawson sur Unsplash.

De plus en plus d’outils numériques promettent de “tout automatiser”, mais beaucoup semblent compliqués ou réservés aux profils techniques. Pourtant, automatiser quelques tâches répétitives peut réellement vous faire gagner du temps, même si vous n’êtes pas développeur.

Make (anciennement Integromat) fait partie de ces plateformes dites “no-code” qui permettent de connecter vos services habituels pour qu’ils travaillent ensemble. L’enjeu n’est pas de tout robotiser, mais de déléguer au logiciel les actions simples que vous faites encore à la main.

Comprendre Make en deux minutes

Make est un service web qui relie entre eux vos outils numériques : messageries, stockage cloud, formulaires, CRM, réseaux sociaux, etc. L’idée est de créer des scénarios, appelés “scénarios” ou “scénarios d’automatisation”, qui déclenchent une action dès qu’un événement se produit.

Concrètement, vous définissez : “si tel événement arrive dans telle application, alors fais telle chose dans telle autre application”. Par exemple : “quand je reçois une nouvelle réponse à mon formulaire, crée une ligne dans mon tableur et envoie-moi un message sur mon app de chat”.

Ce que Make peut concrètement vous apporter

Avant de se lancer, il est utile de clarifier l’intérêt pour vous. L’automatisation est pertinente lorsque vous répétez la même séquence d’actions plusieurs fois par semaine, sans réelle valeur ajoutée humaine.

Quelques bénéfices fréquents :

  • Moins de copier-collerentre vos applications, donc moins d’erreurs manuelles.
  • Une meilleure réactivité, par exemple pour répondre à un message important ou enregistrer une demande.
  • Plus de temps pour les tâches qui demandent du jugement: rédaction, appels, réflexion, création.

Identifier une première tâche à automatiser

Plutôt que de chercher une automatisation “parfaite”, commencez par un seul cas très simple. Pendant quelques jours, notez sur un bloc-notes les actions numériques répétitives que vous faites au moins 3 fois par semaine.

Posez-vous ensuite trois questions : est-ce que cette action suit toujours la même logique, est-ce que je peux la décrire en une phrase “si… alors…”, et est-ce que je peux la laisser tourner automatiquement sans risque majeur si quelque chose se passe mal. Si la réponse est oui à ces trois points, vous avez une bonne candidate pour Make.

Trois exemples d’automatisations simples avec Make

Voici quelques scénarios concrets que beaucoup de personnes peuvent mettre en place sans connaissances techniques poussées. Ils nécessitent simplement que les services concernés soient compatibles avec Make, ce qui est souvent le cas pour les grandes plateformes.

1. Archiver automatiquement vos pièces jointes importantes

Idée : chaque fois que vous recevez un courriel avec une pièce jointe contenant certains mots dans l’objet (par exemple “facture” ou “contrat”), Make sauvegarde automatiquement cette pièce jointe dans un dossier précis de votre stockage cloud.

Intérêt : vous réduisez le risque d’oublier d’enregistrer un document important, et vous retrouvez tout au même endroit lorsque vous en avez besoin.

2. Centraliser les réponses d’un formulaire

Illustration thématique
Illustration thématique. Photo de Štefan Štefančík sur Unsplash.

Idée : lorsqu’une personne remplit un formulaire en ligne (inscription à un événement, demande d’information, support client), Make ajoute une ligne dans un tableur et peut en plus envoyer une notification dans votre outil de messagerie d’équipe.

Intérêt : vous gardez une vue claire de toutes les demandes sans devoir exporter régulièrement le contenu du formulaire, et vous pouvez réagir plus vite aux messages urgents.

3. Se créer des rappels à partir de messages reçus

Idée : quand vous ajoutez un libellé particulier à un courriel ou à une tâche (par exemple “à suivre”), Make crée automatiquement un rappel dans votre outil de notes ou de to-do, avec un lien direct vers l’élément d’origine.

Intérêt : vous transformez un courriel important en action concret, sans avoir à recopier le contenu ni le lien, ce qui limite les oublis.

Les grandes étapes pour créer un scénario Make

La première fois, l’interface peut sembler intimidante, mais la démarche reste toujours la même. Voici un fil conducteur pour ne pas vous perdre.

  • 1. Définir le déclencheur: c’est l’événement qui lance tout. Par exemple : “nouveau courriel reçu avec une pièce jointe”, “nouvelle ligne dans un tableur”, “nouveau message sur un canal précis”.
  • 2. Ajouter une première action: que doit faire Make immédiatement après ce déclencheur. Par exemple : “télécharger la pièce jointe”, “créer une nouvelle note”, “envoyer un message dans telle app”.
  • 3. Enrichir avec des filtres: vous pouvez préciser “seulement si l’objet contient tel mot” ou “si l’expéditeur est dans telle liste”. Cela évite de déclencher l’automatisation dans des cas indésirables.
  • 4. Tester avec un cas réel: avant d’activer le scénario en continu, lancez un test sur un seul élément, puis vérifiez attentivement le résultat dans chaque service connecté.

Points de vigilance avant d’aller plus loin

Automatiser n’est pas anodin, car vous donnez à une plateforme externe accès à plusieurs de vos services. Il est prudent de vérifier quels droits vous accordez et de limiter l’accès au strict nécessaire pour votre scénario.

De plus, les offres et limites de Make peuvent évoluer au fil du temps, notamment en ce qui concerne le nombre d’opérations mensuelles ou le tarif. Avant de déployer plusieurs scénarios intensifs, prenez le temps de consulter la documentation et les conditions à jour sur le site officiel.

Construire progressivement votre “boîte à automations”

La meilleure approche consiste à avancer par petites étapes : une automatisation simple, puis une deuxième, puis une amélioration de la première en fonction de ce que vous observez. N’essayez pas de tout relier dès le premier jour.

À mesure que vous vous familiarisez avec Make, vous repérerez davantage de petites tâches que vous pouvez déléguer. L’objectif n’est pas de tout mécaniser, mais de dégager de l’espace mental pour ce qui demande vraiment votre regard humain.

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